Un accord d’association
global
Les négociations entre l'UE et la Communauté
andine (Bolivie, Colombie, Equateur et Pérou) en vue d'un accord d'association
global entre les deux régions ont été lancées le 14 juin 2007 à Tarija
(Bolivie) lors de la 17ème réunion des présidents de la Communauté andine. Ceci
est l’aboutissement de près de 25 ans de liens développés depuis le premier
accord de coopération en 1983.
Actuellement les relations entre les deux blocs se basent :
Au niveau politique: L’accord de Rome de 1996 et également l’accord de dialogue politique et de coopération signé en 2003.
Au niveau économique: L’accord cadre de coopération de 1993.
Le projet de ce nouvel accord d'association est conçu comme un accord global, couvrant tout l'éventail des relations multidimensionnelles entretenues par l'Union européenne avec la Communauté andine.
Il a pour objectif de renforcer le dialogue politique, d'intensifier et d'améliorer la coopération dans de très nombreux domaines et de renforcer et de faciliter les échanges et les investissements entre les deux régions.
Le rôle de plus en plus
important des blocs régionaux
Symbole de la « globalisation », les blocs régionaux prennent de plus en plus d’importance dans le cadre des relations internationales. Les Etats savent que s’ils désirent compter, ils doivent être forts et représenter un « marché » suffisamment important. Pour cela, ils doivent s’unir.
Il est possible ici également de rappeler la relance de l’ASEAN qui
dernièrement a mis en œuvre toute une série de mesures visant à développer une
véritable coopération économique (http://www.aseansec.org/).
Ce type d’accord « bloc
à bloc »développe l’idée d’une coopération internationale qui se développe
de plus en plus au niveau régional. Cependant, cela soulève deux
interrogations :
- Premièrement, il faut noter que très souvent ces accords se rajoutent aux accords bilatéraux existants entre la Communauté et les Etats tiers membres de l’accord régional. Par conséquent, cela entraîne une lecture difficile des obligations afférentes aux différentes parties.
- Deuxièmement, cette approche va à l’encontre d’une approche multilatérale prônée par les accords de l’OMC. Non pas que de tels accords soient contraires aux accords OMC mais la prolifération des accords bilatéraux entre membres de l’OMC entraîne nécessairement un amoindrissement de l’approche multilatérale rendant toujours plus difficile l’application de règles communes aux échanges internationaux.
http://ec.europa.eu/external_relations/andean/intro/index.htm
Commentaires